L’électromécanicien parmi les professions les plus demandées au Québec

Eric Cloutier
Juillet 16, 2014
Écrit par
Les électromécaniciens réparent entre autres des moteurs, des vannes, des pompes, des consoles hydrauliques, des éléments de transmission, des roulements à billes et des systèmes de commandes automatisés.
Les électromécaniciens réparent entre autres des moteurs, des vannes, des pompes, des consoles hydrauliques, des éléments de transmission, des roulements à billes et des systèmes de commandes automatisés. (Photo : Shutterstock)
À tort ou à raison, la profession d’électromécanicien demeure l’une des plus en demande au Québec selon Emploi-Québec qui en fait mention sur son site Web.

 

 

Dans le numéro de juin 2014 de L’industrie électrique, l’Association des constructeurs-propriétaires en électricité et des électriciens d’entretien du Québec (AcpééeQ) mettait en garde les compagnies tentées d’avoir recours aux services d’électromécaniciens pour effectuer certains types de travaux qui requièrent plutôt ceux d’électriciens d’entretien, communément appelés électriciens hors construction, en raison des risques potentiels de chocs électriques liés à des lacunes en terme de connaissances que possèdent les électromécaniciens par rapport au DEP en électricité de 1800 heures que suivent obligatoirement les électriciens en général.

Le programme d’électromécanique de systèmes automatisés, lui aussi d’une durée totale de 1800 heures de formation, permet à un électromécanicien de tels systèmes de réparer, d’entretenir, d’installer et d’assembler l’équipement de production automatisée et l’équipement de mécanique d’un bâtiment, ainsi que d’en assurer la maintenance selon ce que rapporte la description de ce programme rédigée par le MEQ. Les électromécaniciens travaillent «plus particulièrement à réparer des moteurs, des vannes, des pompes, des consoles hydrauliques, des éléments de transmission, des roulements à billes et des systèmes de commandes automatisés», expliquait le ministère dans son document sur le programme d’étude en électromécanique de systèmes automatisés qu’il a mis en place voilà plusieurs années.

Il s’agit d’une profession visée par le Programme de formation en milieu de travail. Ce programme, conçu et élaboré par la Commission des partenaires du marché du travail et par Emploi-Québec, en étroite collaboration avec les comités sectoriels de main-d'œuvre, vise à soutenir des activités d'apprentissage structurées et de reconnaissance des compétences en milieu de travail.

«L'acquisition et l'évaluation des compétences se font par compagnonnage. Un certificat de qualification professionnelle est délivré lorsque l'apprenti ou l'apprentie maîtrise les compétences associées à l'exercice de son métier ou de sa profession. Les certificats sont consignés dans un registre d'État. Pour plus d'information sur le programme d'apprentissage en milieu de travail, consulter le site Web d'Emploi-Québec à l'adresse suivante : http://guide-qualification.emploiquebec.gouv.qc.ca/apprentissage-qualification/apprentissage-travail/index.asp», peut-on lire sur le site Web d’Emploi-Québec. 

De plus, l’électromécanique constitue un métier réglementé nécessitant un certificat de qualification décerné par Emploi-Québec. Les qualifications et compétences académiques les plus souvent requises sont le «diplôme d’études collégiales (DEC) en technologie de l’électronique industrielle, l’attestation d’études collégiales (AEC) en électronique industrielle ou le diplôme d’études professionnelles (DEP) en électromécanique de systèmes automatisés sont demandés. Des connaissances en automatisation et contrôle, en électronique, en électricité, en hydraulique, en pneumatique, en soudure et en informatique sont recherchées. Le Programme d’apprentissage en milieu de travail d’Emploi-Québec constitue aussi un moyen de se qualifier en emploi dans la profession. Une expérience de travail de plusieurs années est recherchée», indique encore Emploi-Québec. 

Le secteur manufacturier demeure le principal demandeur de main-d’œuvre en électromécanique, qu’il s’agisse d’entreprises dans la fabrication de produits en bois, de machines, de produits en plastique ou en caoutchouc, de textiles et de meubles, ainsi qu’en transformation alimentaire. 

«L’automatisation des procédés de fabrication des entreprises manufacturières stimule la demande pour les électromécaniciennes et les électromécaniciens chargés de faire l’entretien de l’équipement et de fournir des conseils pour y apporter des modifications. Les entreprises ont besoin d’une main-d’œuvre qualifiée pour assurer le fonctionnement, l’entretien et la réparation de l’équipement de pointe», poursuit Emploi-Québec. 

De son côté Septembre Éditeur, via son site Web ch.monemploi.com, indique que les cinq professions liées au DEP en électromécanique de systèmes automatisés offert dans 29 établissements d’enseignement au Québec sont les électromécaniciens d'entretien, les électromécaniciens de systèmes automatisés, les monteurs de matériel de commande électrique, les réparateurs de commandes électroniques et les vérificateurs de panneaux de commande. 

Les compagnies d'entretien industriel, les entreprises de production automatisée, les fabricants de systèmes automatisés et les industries manufacturières sont les principaux endroits où l’on retrouve des électromécaniciens. 

«Les diplômés de ce programme peuvent être considérés comme apprentis-électricien tant qu'ils n'ont pas complété les 8 000 heures requises pour passer les examens d'Emploi-Québec. Par la suite, un certificat de qualification (hors construction) ou un certificat de compétence en électricité est émis. Le certificat en électricité donne accès aux examens de qualification interprovinciale Sceau rouge pour le métier d'électricien de construction et le métier d'électricien industriel. Le Cégep André-Laurendeau, le Cégep de Lévis-Lauzon, le Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne, le Cégep de Granby-Haute-Yamaska, le Cégep de Sorel-Tracy et le Cégep de Victoriaville offrent un DEP-DEC en techniques de l'électronique industrielle. Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue offre un DEP-DEC en technologie de maintenance industrielle. Au CIMIC, ce programme est offert en complément de formation et permet l'obtention d'un deuxième DEP pour les détenteurs d'un DEP en électricité, en électricité d'entretien industriel, en mécanique industrielle ou en commandes industrielles. La formation est d'une durée de 4 à 8 mois selon le profil de formation de l'élève. Le C.F.P. de Lévis offre un DEP complémentaire de 900 heures aux élèves ayant un DEP en électricité ou en mécanique de construction et d'entretien», écrit Septembre Éditeur.

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