Hydro-Québec et Enercon s’associent pour des travaux de R et D sur l’intégration de l’éolien

Eric Cloutier
Septembre 29, 2016
Écrit par
Jérôme Gosset, directeur principal à l’Institut de recherche d’Hydro-Québec, et Michael Weidemann, vice-président directeur d’Enercon Canada.
Jérôme Gosset, directeur principal à l’Institut de recherche d’Hydro-Québec, et Michael Weidemann, vice-président directeur d’Enercon Canada. (Photo : Hydro-Québec)
L’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) et la compagnie Enercon Canada ont ratifié, le 16 septembre, une entente de partenariat en recherche et développement (R et D) portant sur l’intégration de l’énergie éolienne aux réseaux électriques.

Pour la société d’État, Il s’agit d’un premier partenariat de recherche formel avec un fabricant d’éoliennes.

Par le biais de leurs travaux dont les résultats pourraient servir les parcs éoliens actuels et futurs, l’IREQ et Enercon Canada, une filiale de la multinationale allemande Enercon qui se spécialise dans la conception et la vente d’éoliennes, veulent étudier et comprendre les impacts des nouveaux systèmes électroniques de pilotages des éoliennes sur les réseaux d’électricité, afin d’améliorer l’intégration de cette énergie à ces réseaux. 

«Nous sommes extrêmement fiers de signer ce partenariat stratégique et de pouvoir effectuer des recherches conjointes avec Hydro-Québec, un chef de file dans les réseaux électriques. Nous partageons avec l’IREQ une longue histoire ainsi que des ambitions de recherche de la plus haute qualité. Il nous fait grandement plaisir de collaborer pour une première fois au Canada à un projet de doctorat et de donner suite à nos collaborations actuelles avec des universités allemandes», a souligné Michael Weidemann, vice-président exécutif d’Enercon Canada.

Ce partenariat jumellera l’expertise d’Enercon en matière de convertisseurs d’énergie à celle que possède Hydro-Québec dans les domaines de la simulation et de l’exploitation des réseaux électriques.

«Nous sommes très heureux de pouvoir œuvrer avec Enercon, leader mondial reconnu des technologies éoliennes, au développement de nouveaux algorithmes et de nouvelles technologies pour faciliter l’intégration au réseau de l’énergie éolienne. Nous sommes heureux que ce partenariat soit aussi l’occasion de développer notre expertise dans le domaine», a affirmé, pour sa part, Jérôme Gosset, directeur principal de l’IREQ.

«L’IREQ réalise depuis plus de 10 ans la simulation de réseaux électriques qui intègrent de grandes quantités d’énergie éolienne, une compétence mondialement reconnue. Cela a permis à Hydro-Québec de contribuer au développement de cette filière au Québec», peut-on lire dans un communiqué.

Créée en 2001, Enercon Canada emploie près de 450 personnes et a installé plus de 2 000 MW d’éoliennes dans sept provinces et territoires canadiens. La compagnie possède des bureaux à Montréal, Toronto et à Dartmouth en Nouvelle-Écosse, ainsi que différents postes de service répartis un peu partout à travers le pays, une usine de production à Matane et un centre de formation et d’entreposage à Boucherville.

Un partenariat en période d’incertitude pour l’usine d’Enercon à Matane et pour l’industrie éolienne du Québec

Le dévoilement de cette entente de partenariat apparaît comme une bouffée d’air frais pour Enercon Canada qui, voilà quelques semaines seulement, a été contrainte de mettre à pied la majeure partie du personnel de son usine de Matane pour ne garder que les quatre employés en charge du maintien du bâtiment, faute de contrats de fabrication de tours de béton à court terme.

L’usine, qui employait 150 travailleurs voilà quelques années, n’en comptait plus que 60 au printemps dernier et que 15 voilà un mois, Au début de septembre, 11 de ces employés ont été mis à pied, alors que les activités de production de l’usine avaient cessé depuis un certain temps et que le carnet de commandes était vide.

Cette entente est également ratifiée au moment où l’industrie éolienne québécoise se questionne sur son avenir. Dans le cadre de sa Politique énergétique 2030, le gouvernement du Québec vise une hausse de 25 % de sa production d’énergie renouvelable. Cependant, cette politique ne prévoit le lancement d’aucun nouvel appel d’offres pour des parcs éoliens supplémentaires, et cela tant que les surplus d’électricité d’Hydro-Québec ne baisseront pas à environ 2,5 %.

Dans un article publié le 1er septembre, le quotidien Le Devoir rapportait que « le seuil de 2,5 % de marge de manoeuvre d’Hydro-Québec Distribution ne pourra être le seul déclencheur de nouveaux approvisionnements» et qu’à lui seul ce seuil ne peut garantir l’atteinte des objectifs de 2030», ainsi que l’a fait valoir l’Association canadienne de l’énergie éolienne dans le cadre des consultations relatives au projet de loi 106 sur la politique énergétique.

www.hydroquebec.com/innovation/fr, www.enercon.de/fr

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