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L’AIEQ se dote d’une marque de commerce internationale


septembre 28, 2015
Par Eric Cloutier
Le président-directeur général de l’Association de l’industrie électrique du Québec (AIEQ) L’Association de l’industrie électrique du Québec (AIEQ)

L’Association de l’industrie électrique du Québec (AIEQ), qui compte plus de cent membres et qui se veut la voix des sociétés de génie-conseil, producteurs d’électricité, manufacturiers et autres acteurs majeurs de l’industrie de l’électricité québécoise, vient de se doter, le 19 mars dernier, d’une deuxième structure administrative à vocation internationale appelée EPIQ; une structure indépendante et distincte de la sienne.

 

Sans toutefois être un nouvel organisme sans but lucratif (OSBL), EPIQ constitue une marque de commerce qui se veut l’acronyme de l’appellation anglaise Energy Power Industry of Quebec. Cette nouvelle entité aura pour objectif premier d’organiser des missions commerciales annuelles de type «roadshows» dans les autres provinces canadiennes, aux États-Unis et éventuellement ailleurs à l’étranger.

La gouvernance d’EPIQ relèvera des membres de l’AIEQ ayant un intérêt à promouvoir leurs réalisations passées, projets en cours, technologies, produits et services à l’extérieur des frontières du Québec. Initialement appelé «Quebec Roadshows», le projet avait été présenté en primeur et sous ce nom provisoire par le président-directeur général de l’AIEQ, Daniel Laplante, lors d’un dîner-conférence tenu le 10 décembre à Montréal. Le concept avait alors reçu un très bon accueil des membres de l’AIEQ présents à l’événement. À l’origine, la nouvelle entité devait être un OSBL indépendant de l’AIEQ. Cette idée a toutefois été écartée par les administrateurs de l’AIEQ, à la suite de consultations menées dans les semaines et les mois précédant l’adoption de la décision finale entérinée le 19 mars.

EPIQ fournira un service clé en main aux entreprises membres de l’AIEQ désireuses d’étendre leurs activités sur les marchés extérieurs. Elle aura spécifiquement la mission de leur offrir une vitrine internationale sous la forme de «roadshows» et de faciliter leurs démarches pour se faire connaître auprès de leurs homologues étrangers et pour les aider à établir plus rapidement de nouveaux contacts en vue de partenariats d’affaires potentiels.

«Ça pourrait être à la limite par des salons qu’EPIQ créerait elle-même à l’étranger. Cependant, dans un premier temps et de façon plus réaliste et vraisemblable, la mission d’EPIQ serait d’aider les entreprises à prendre part à des expositions au Canada et aux États-Unis, mais surtout à des missions commerciales», a expliqué M. Laplante, au cours d’une entrevue exclusive qu’il a accordée à L’industrie électrique après sa conférence du 10 décembre et dont certains propos ont été mis à jour en mars dernier.

«À partir de février 2016, une mission commerciale constituée de membres de l’AIEQ sera présente au Salon Distributech à Orlando en Floride et nous aurons un stand d’exposition pour permettre aux entreprises intéressées de rencontrer des donneurs d’ouvrage aux États-Unis, c’est-à-dire des grands producteurs, transporteurs et distributeurs d’électricité. Du même coup, nous allons tester le marché pour participer à d’autres salons tels que IEEE, Hydro-Vision, et CIGRE pour ne nommer que ces trois-là. Il n’est pas exclu qu’on fasse des maillages d’entreprises d’ici et de là-bas, toujours dans le but d’aller chercher d’autres donneurs d’ouvrage. On ne peut pas dépendre uniquement d’Hydro-Québec», précise-t-il.

«Plusieurs entreprises prennent et renouvellent leurs cartes de membres de l’AIEQ parce qu’elles sont concernées avant tout par les activités que l’association tient au Québec, et ce sont uniquement ces événements-là qui les intéressent et qui touchent leur marché», confie Daniel Laplante.

De son côté, l’AIEQ créera éventuellement un nouvel événement : le Salon de l’industrie électrique de Montréal, qui devrait voir le jour en 2017.

«Ce salon, qu’on va mettre en place en juin 2017, est en fait notre actuel Colloque sur l’industrie électrique et ses marchés qu’on organise chaque année au mois de mars», poursuit M. Laplante, en soulignant qu’il aurait été trop tôt pour organiser, dès 2015, l’événement en le déplaçant de mars à juin et pour le promouvoir sous sa nouvelle appellation.

Le 4e Colloque sur l’industrie électrique et ses marchés 2015, dont la tenue avait lieu le 26 mars à l’hôtel Sheraton du boulevard René-Lévesque Ouest à Montréal, sera donc suivi par la cinquième présentation de l’événement en 2016 et sous sa forme actuelle.