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Un treizième rapport annuel sur le développement durable pour Hydro-Québec


septembre 28, 2015
Par Eric Cloutier
La page couverture du Rapport annuel sur le développement durable d’Hydro-Québec pour l’année 2014 Hydro-Québec a rendu public

Hydro-Québec a rendu public, le 4 mai, son 13e Rapport annuel sur le développement durable, un document qui fait état du rendement connu par l’entreprise au cours de la dernière année, en matière de principaux enjeux environnementaux, sociaux, économiques et de gouvernance.

 

Ce document est élaboré selon le référentiel international G4 de la Global Reporting Initiative, en fonction des besoins d’information des lecteurs que la société d’État a consulté à ce sujet pour produire ce compte-rendu. 

«La vision qu’a Hydro-Québec du développement durable dépasse largement la seule question de l’environnement. Toutes nos décisions reflètent la volonté de répondre de façon durable aux besoins en électricité de la population. Nos projets doivent être accueillis favorablement par les communautés locales tout en représentant un excellent choix sur les plans environnemental et économique», souligne Stella Leney, directrice principale – Environnement et affaires corporatives à Hydro-Québec.

Parmi les faits saillants relevés au cours de 2014, le rapport évoque la contribution d’Hydro-Québec à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

«À presque 100 % d’origine hydraulique, la production d’Hydro-Québec génère très peu de GES. Selon les données les plus récentes, le secteur de l’électricité représente 12,1 % des GES émis au Canada. Au Québec, le secteur de l’électricité représente à peine 0,4 % des émissions de la province, grâce à l’abondance de la ressource hydrique», peut-on lire dans le document.

«Année après année, Hydro-Québec, tout en jouant un rôle clé dans l’économie québécoise, permet au Québec d’afficher un taux d’émission de gaz à effet de serre par habitant parmi les plus faibles d’Amérique du Nord. Parallèlement, grâce à ses exportations nettes d’électricité, l’entreprise a permis en 2014 l’évitement d’émissions de près de 6,2 millions de tonnes de CO2, l’équivalent des émissions annuelles de 1,6 million de véhicules», poursuit-on dans un communiqué émis le 4 mai. Hydro-Québec fait remarquer qu’elle a atteint un an plus tôt que prévu la cible de 8 TWh qu’elle s’était fixée dans son Plan global en efficacité énergétique. En fait, elle l’a même dépassée grâce à un total cumulatif de 8,2 TWh par rapport à la consommation de 2003.

La société d’État ajoute que l’aménagement du complexe de la Romaine s’est poursuivi, en rappelant que la centrale de la Romaine-2 a été mise en service, ce qui a pour effet d’augmenter de 640 MW sa capacité de production et de stimuler l’activité économique régionale.

«Les retombées économiques du projet d’aménagement de la Romaine, qui prendra fin en 2020, représentent 3,5 G$ pour l’ensemble du Québec, dont 1,3 G$ pour la région de la Côte-Nord. Les activités d’exploitation du complexe créeront une centaine de nouveaux emplois en Minganie. Le chantier de la Romaine s’est classé troisième au titre des grands chantiers du Canada en 2015 selon le magazine ReNew Canada», fait encore valoir Hydro-Québec.

«Au chapitre du service à la clientèle, le déploiement de l’infrastructure de mesurage avancée a adopté un rythme soutenu. Hydro-Québec devrait terminer ce projet dès la fin de 2016. Du point de vue du développement durable, la mise en place des compteurs de nouvelle génération et de la relève à distance a pour effet d’éviter chaque année l’émission de plusieurs centaines de tonnes de gaz à effet de serre grâce au retrait de la route d’un grand nombre de véhicules utilisés pour la relève des compteurs», renchérit-elle.

En matière d’innovation technologique, Hydro-Québec souligne que son institut de recherche, l’IREQ, compte un budget d’approximativement 100 M$ par année pour mener à bien des projets de recherche et d’innovation pour son compte.

«L’IREQ concentre ses travaux sur la fiabilité et la pérennité des installations électriques, l’efficacité énergétique, l’électrification des transports, l’environnement et les énergies renouvelables émergentes. Ses travaux portent également sur l’électrification des transports, plus particulièrement sur les matériaux de batteries avancés ainsi que sur la conversion et le stockage d’énergie», lit-on encore.

En matière de transport par véhicule électrique (VE), le réseau du Circuit électrique mis en place par Hydro-Québec, avec d‘autres partenaires publics et privés, a atteint le cap des 358 bornes de recharge, dont huit bornes de recharge rapide (400 V), réparties dans 15 des 17 régions administratives du Québec à la fin de l’année, les autres étant des bornes de 240 V. Mis en place au printemps 2012, ce réseau, en date du 4 mai, dernier regroupait 92 entreprises, institutions et municipalités dont la participation se traduit par l’achat et l’installation des bornes.

Au chapitre des investissements, achats et dividendes qu’Hydro-Québec a versés au gouvernement du Québec en 2014, sa contribution a atteint 6,6 G$.

«Outre le dividende record de 2535 M$ versé au gouvernement du Québec, signalons 3112 M$ en acquisitions de biens et services auprès d’entreprises établies au Québec, 656 M$ en redevances hydrauliques, 252 M$ en taxes sur les services publics, 37 M$ en taxes municipales et scolaires et 30 M$ en investissements communautaires», conclut la société d’État, en indiquant que sa contribution au produit intérieur brut (PIB) de la province, s’élève à environ 4 %.

www.hydroquebec.com/publications/fr/documents-entreprise/rapport-developpement-durable.html